LA SCLEROSE EN PLAQUE
INTRODUCTION
- SEP : maladie inflammatoire démyélinisante auto-immune du SNC caractérisée par la présence de plaques de démyélinisation d’âges différents disséminées dans la substance blanche (SB) du SNC.
- Affection fréquente
- La clinique de la SEP est caractérisée par la dissémination des lésions dans le temps et dans l’espace :
- Dans le temps : évolution habituelle par poussées espacées de rémission.
- Dans l’espace : richesse du tableau neurologique due au caractère multifocal des lésions de la SB du SNC.
I- EPIDEMIOLOGIE
A - FREQUENCE
- Maladie fréquente mais répartition uniforme à travers le monde
- 3 zones de prévalence différente :
- Haute prévalence : dans les pays nordiques : SUEDE 200/10000 hab
- Prévalence moyenne (5-30/10000) dans le sud de l’Europe, le pourtour méditerranéen et USA et Australie.
- Faible prévalence (inf. à 5/10000) Asie et reste Afrique
B- FACTEURS DE RISQUE
- Age : maladie de l’adulte jeune 25-40ans.
- Sexe : deux fois plus fréquente chez les femmes.
- Susceptibilité génétique :
- Formes familiales qui sont rares
- Variations ethniques : 2 fois moins fréquente chez sujets noires exceptionnelle chez race jaune
- Facteurs environnementaux : jouent un rôle dans la répartition géographique en plus des facteurs génétique.
II- PHYSIOPATHOLOGIE
A- ANAPATH la lésion=la plaque
1) Macroscopie :
- Le cerveau et la mœlle épinière des sujets atteints de SEP sont caractérisés par la présence de lésions visibles à l’œil nu : lésions fermes, bien limitées, multiples, formes et couleur variable.
- Leur répartition est caractéristique au niveau de SB du SNC et + fréquemment au niveau de :
- SB proche des ventricules surtout les ventricules latéraux
- SB lobaire surtout centre ovale
- nerf et voies optiques : siège de prédilection
- tronc cérébral en périacqueducal
- cervelet
- moelle épinière (faisceaux myélinisés)
2) Microscopie
- La lésion primaire est constituée par un foyer inflammatoire péri vasculaire autour duquel s’étend la démyélinisation aboutissant à la constitution d’une plaque.
- Les plaques jeunes ou récentes sont caractérisées par une hypercellularité +rupture de la barrière hemato-encéphalique+réaction microgliale.
- Les plaques plus anciennes sont très démyélinisées, hypocellulaire constituées surtout par une
gliose fibrillaire (=fibrose)
N.B : * les poussées aigues correspondent à la présence de lésions jeunes +œdèmes inflammatoires ==> signes régressifs
* formes chroniques ==> lésions anciennes avec gliose
B- HYPOTHESES PATHOGENIQUES
1) Théorie auto-immune :
Plusieurs arguments permettent de la retenir :
- Analogie de la SEP avec l’encéphalite allergique expérimentale (EAE), encéphalite aigue auto-immune provoquée chez l’animal par injection de protéines basiques de la myéline dont la cible est limitée au SNC.
- Mise en évidence de désordres immunitaires :
- Présence d’igG dans le LCR (hyperactivité des lymphocytes B)
- Distribution oligoclonale des igG en ?
- Défaillance des lymphocytes T suppresseurs (CD8)
- Hyperactivité des lymphocytes T facilitateurs (CD4)
Tous ces arguments sont en faveur de l’origine auto-immune de la maladie mais on ne
connaît pas l’Ag cible du SNC.
2) Théorie infectieuse :
- Repose sur l’existence chez plusieurs sujets atteints de SEP d’un grand nombre d’AC, dirigés contre des Ag variés, à des taux élevés.
- La maladie pourrait être la conséquence univoque d’infections variées.
3) Théorie mixte+++ :
- La SEP est actuellement considérée comme une maladie auto-immune post-infectieuse.
- Ressemblance entre Ag viraux et les épitopes antigéniques de la myéline ==> réaction immunologique croisée.
- Nécessité d’un terrain prédisposé (rôle des facteurs génétiques et environnementaux)
IV. DESCRIPTION CLINIQUE
Schématiquement :
*adulte jeune
*un ou plusieurs signes d’atteinte du SNC évoluant par poussée-remission
*aggravé le + souvent à la chaleur
A- LES SIGNES DE DEBUT :
- Les plus fréquents sont par ordre de fréquence :
- Faiblesse motrice d’un ou plusieurs membres 40%
- Névrite optique 22%
- Paresthésies 21%
- Diplopie 12%
- Vertiges 5%
- Troubles sphinctériens 5%
- Dans plus 1/3des cas le début est polysymptomatique.
B- LES MANIFESTATIONS CLINIQUES
1- Signes ophtalmiques :
Névrite optique rétrobulbaire (NORB) +++ : signe fréquent :
- Atteinte inflammatoire des fibres maculaires du nerf optique
- Souvent précédé par une douleur orbitaire et périorbitaire accentuée par la mobilisation du globe oculaire.
- Diminutionde l'acuité visuelle s’installe en général en quelques heures avec un scotome central (le malade voit en périphérie mais pas au centre) avec trouble de la vision des couleurs.
- Fond d’œil :
- Normal au début
- Pâleur papillaire +++ à prédominance temporale à partir de la 2ème semaine d’évolution.
- Evolution :
- Souvent favorable vers la récupération en quelques semaines.
- Séquelles graves dans 10%des cas.
- L’atteinte du nerf optique est constante avec l’évolution.
- Elle peut-être silencieuse cliniquement (40%SEP)
==> Rechercher la pâleur papillaire au fond d’œil et anomalie PEV.
Troubles oculomoteurs :
- Dus à l’existence de plaques au niveau du tronc cérébral (TC)
- Diplopie est révélatrice dans 10% des cas souvent due à une atteinte du VI
- Ophtalmoplégie internucléaire+++caractéristique de la SEP : limitation de l’adduction d’un œil et nystagmus de l’œil controlatéral en abduction.
- Souvent bilatérale
2- Atteinte motrice :
- Très fréquente
- Se voit dans 80% après quelques années d’évolution
- Déficit moteur touchant par ordre de fréquence décroissante :
- Les deux membres inférieurs réalisant une paraparésie spastique
- Un seul membre
- Un hémicorps
- Les quatre membres ==> tétraplégie
- L’intensité de se déficit est variable
- Claudication intermittente : lourdeur apparaissant à l’effort
- Intensité modérée
- Paralysie complète spastique handicapante
- Le déficit peut s’installer brutalement, il est alors flasque avec ROT négastifs au début
- Le Sd pyramidal est fréquent +++
- Hypertonie spastique
- Exagération des ROT
- Signe de BABINSKI
- Abolition précoce des réflexes cutanés-abdominaux ds 60% des cas
3- L’atteinte sensitive :
- Très variée
- Due à la présence de lésions dans les voies les plus myélinisées véhiculant les sensibilités tactiles et proprioceptives.
Les manifestations sensitives subjectives sont fréquentes et caractéristiques :
- sensations de picotements, fourmillements, striction ou impression d’etau, de cartonnement cutané ou sensations difficiles à décrire...
- de topographie variable : face, tronc, +++hémicorps, un membre.
- le signe de Lhermite++++caractéristique 40% SEP :
- Sensation de décharge électrique le long du corps suite à la flexion de la tête.
- Atteinte du cordon postérieur.
- Non spécifique.
Les signes objectifs de la sensibilité :
- troubles de la sensibilité profonde +++ débutant par une diminution de la sensibilité vibratoire aux M.I., signe de ROMBERG, une ataxie proprioceptive.
- hypoesthésie pour les autres modes surtout M.I.
4- Le Sd cérébelleux
- Inaugural dans 10%
des cas.
- Sd cérébelleux
statique (atteinte vermienne) trouble de l’équilibre et ataxie à la marche.
- Sd cérébelleux
kinétique (atteinte hémisphère) :
- Trouble de la coordination, asynergie,
adiadococinesie
- Tremblement d’attitude
- Dysarthrie
- Avec l’évolution,
souvent association des deux avec tremblement des membres, de la tête +++ et
tremblement axial+++responsable d’une gêne fonctionnelle majeure
- L’association à
l’atteinte pyramidale réalise le Sd ataxo-spasmodique caractéristique.
5- Troubles vestibulaires
- Révèlent 5%des SEP.>
- Vertige brutal
important+++rare
- Simple impression
vertigineuse
- L’examen peut
trouver un Sd vestibulaire central
- Le nystagmus est un
signe fréquent qui persiste en dehors des épisodes vertigineux.
6- Les troubles sphinctériens et génitaux
- Dus à l’existence de
plaques au niveau de la mo.ep. : Constants dans les formes évoluées
responsable de gêne fonctionnelle importante :
- Miction impérieuse+++
- Pollakiurie
- Incontinence urinaire
- Dysurie
- >Miction hésitante ou interruption du
jet.
- Les troubles de l’érection dominent les
troubles génitaux
7- Les autres manifestations neurologiques : inaugurales ou en cours d’évolution
- Les troubles
cognitifs : 13à60% des SEP
- Troubles de l’attention
- Troubles de la mémoire
- Sd démentiel
- Les troubles
thymiques et psychiatriques :
- Euphorie +++ état détaché de la maladie
- Manifestations dépressives et anxieuses
- L’asthénie ;
grande fatigue très fréquente, parfois très gênante et nécessitent un
traitement.
8- Effets de la Température
- Aggravation des signes neurologiques par la chaleur dans 60%des SEP
- Bains maures+++ ou bains de sable
C- LES MODALITES EVOLUTIVES
1- Définitions :
- Une poussée =
apparition de symptômes et/ou de signes neurologiques avec ou sans confirmation
objective durant au - 24h.
- Une rémission=
amélioration démontrée et durable (pendant au- 1 mois) des symptômes et/ou de
signe neurologique ayant duré au – 24h
- Une progression :
évolution de la maladie caractérisée par un handicap croissant avec majoration
des signes sans stabilisation depuis au – 6 mois.
2- Types évolutifs de la SEP : 3 types sont définis :
- Formes rémittentes(R) poussées espacées de remissions de plus de 1 mois :
- Formes R bénignes : peu de poussées,
peu de retentissement fonctionnel
- Formes R sévères : plusieurs
poussées avec retentissement fonctionnel
- Formes progressives
(P) évolution progressive avec pente variable
- Forme rémittente - progressive (R-P):
évolution progressive avec des poussées d’aggravation.
V- DIAGNOSTIC POSITIF
Repose sur un faisceau d’arguments cliniques et paracliniques
A- ARGUMENTS CLINIQUES :
1) dissémination des signes cliniques dans le temps et dans l’espace
- Dans
le temps : au – 2 poussées séparées par un temps libre sup. à un mois.
- Dans
l’espace : des signes qui correspondent à des lésions anatomiquement
différentes.
EXP :*NORB puis
6 mois après paraparésie ==> 2 poussées, 2 lésions
*NORB puis 15j après paraparésie ==> 1 poussée ,2 lésions
2) âge de survenue
- 80%
de survenue entre 25-40ans
- les
signes révélateurs varient avec l’age EXP :
- Diminution de l’acuité visuelle chez une femme de 30 ans à + de
valeur diagnostique que chez une femme de 60 ans.
3) les signes doivent témoigner de la présence de lésions au niveau de la SB
- EXP : existence de signes renvoyant à une
atteinte de la SG (aphasie, épilepsie) doit faire évoquer un autre Dg.
4) Exclusion des autres Dg possibles (Cf. Dg différentiel)
B- LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES
1) LCR : inflammatoire
- Diminution de protéinorachie inf .à 1g/24h
- Augmentation des lymphocytes inf. à 50cellules/mm3
- Augmentaion des igG avec répartition oligoclonale à l’électrophorèse
des protides
N.B
: examiner simultanément l’électrophorèse des protides du sang pour s’assurer
d’un ? intrathécale des igG
- Dans 10% des SEP le LCR est normal
2) les examens neurophysiologiques : potentiels évoqués
- Intérêt
pour détecter les lésions cliniquement silencieuses :
- PEV : potentiels
évoqués visuel explorent les lésions visuelles
- PEA :
potentiels évoqués auditifs ou potentiels du TC
- PES :
potentiels évoqués somesthesiques : explorent les voies lésions
3) le scanner cérébral
- Souvent normal
- Peut mettre en évidence
les hypodensités de la SB periventriculaire
4) l’IRM+++
- La
plus performante pour mettre en évidence les lésions de démyélinisation (ou
plaques)
- La plaque donne un hyper
signal en T2 parfois si jeune hypo signal en T1
- Plusieurs lésions
disséminées de la SB du SNC.
- Permet une étude
fine du TC et de la mo. ep.
- L’injection de
Gadolinium permet parfois de montrer les lésions jeunes.
- Non spécifiques.
- Elle permet de
démontrer la dissémination des lésions dans l’espace voire même dans le temps
en visualisant des plaques d’âges différents.
N.B
: pas de corrélation entre l’importance des plaques à l’IRM et la gravité
clinique
C- CLASSIFICATION DIAGNOSTIC
- En SEP définie ou
probable selon les critères de POSER et COL et critères + récents de Mc DONALD
et COL. (2001)
VI- DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
Varie avec la présentation clinique :
A- NORB :
*infectieuse
*toxique *carentielle
- Caractère évidence
- Anamnèse
- Sérologie appropriée
B- Sd cérébelleux
-progressif :
* Tumeur de le fosse évoquer
* malformation charnière cervico-occipitale
* heredo-ataxie
==> Imagerie TDM/IRM
-aigu :
cérébellite infectieuse ==> sérologies
C- Atteinte spinale
- aigue :
myélite aigue virale ==> LCR ; sérologie
- progressif :
- compression médullaire (Tm)
- Lésions par cervicarthrose
- Malformation artério-veineuse médullaire
- Paraplégie spastique familiale
- ==> IRM+++
D- Atteinte du TC
*tumeur
*rhombencéphalite *meningoencephalite
==> IRM ; LCR, sérologie appropriée
E- Certaines affections peuvent simuler une SEP
- Neurobehçet+++
- Neurosarcoidose
- Angéite cérébrale secondaire
(lupus, PAN…) ou primaire
- Borréliose
==> Signes systémiques, sériques, IRM, angiographie.
VII- FORMES CLINIQUES
- SELON L'AGE :
- formes juvéniles
- 4-15ans :
tableau semblable à l’adulte
- formes tardives
- Après 50ans.
- Fréquence des formes
médullaires et des formes d’emblée progressive.
- FORMES FAMILIALES
- Avec plusieurs cas
de SEP
- Déterminisme
multigénique
- FORMES
EVOLUTIVES
- formes rémittentes :
- La – fréquente,
- Souvent au début de
la maladie
- SEP rémittente
bénigne n’entraîne pas d’handicap fréquent après 10ans d’évolution.
- forme rémittente-progréssive
- Après plusieurs
années d’évolution d’une forme rémittente avec séquelles.
- forme progressive : pronostic fâcheux
- 20%des SEP +
fréquente chez sujet âgé
- Souvent forme
médullaire
- Répondent – bien au
traitement
- Souvent sous forme
de paraparésie spastiques ou Sd cérébelleux d’évolution progressive.
VIII- EVOLUTION ET PRONOSTIC
- Les patients sont
suivis sur des échelles : existence par EXP.
- Sévérité de la
maladie est jugée sur
- Poussée : nombre, fréquence,
séquelles
- Durée de rémission
- Évolution vers la progression
- Facteur de bon
pronostic :
- Âge de début précoce avant 40ans
- Profil évolutifs : forme rémittente
- Tableau clinique : début par NORB
et troubles sensitifs.
- Le nombre de poussées pendant les deux
premières années : plus la première rémission est longue, meilleur est le
pronostic
- Le sexe féminin est de bon pronostic
Il
est difficile de prédire le Pc de la SEP .la SEP reste une maladie d’évolution
imprévisible.
IX- TRAITEMENT
Comporte
3 volets :
-traitement de la poussée
-traitement de fond
-traitement symptomatique
A- TRAITEMENT DE LA POUSSEE :
1- Le repos est essentiel, aide à la récupération.
2- Corticoïdes :
- Methylprédnisolone : SOLUMEDROL +++
- TT de choix. I.V. à forte dose = bolus
- 500mg à 1g/j pendant
3-5j
- Répéter une fois
/mois pendant 3 mois ou bien un seul bolus relayé par voie orale pendant 7-15j
(prednisone)
- TT bien toléré+++
- Effets
indésirables : bouffées de chaleur, insomnie, excitation, asthénie
- S’assurer de
l’absence d’infection (infection urinaire) et de la normalité de la kaliémie+++
(corticoTT ==> hyperK+)
- Prednisone :
CORTANCYL PAR V.O.
- 0.5-1mg/kg/j pendant
une courte durée
- Dose maximale donnée
pendant 1 semaine puis diminution progressive sur 1 mois
- Précaution
d’usage : prise de poids, acné
- ACTH :
synacthène ; COTOSYN
- Durée variable
- Mêmes effets
secondaires que la prednisone.
B- TRAITEMENT DE FOND
Agit sur les réaction immunitaires
Immunosuppresseurs
et immunomodulateurs
1- Immunosuppresseurs :
- Azathioprine : IMUREL PAR V.O.
- 2-3mg/kg/j
- Durée du TT : 3ans
- Tend à baisser le nombre de poussées rémittentes.
- Pas d’efficacité dans les formes progressives.
- Effets secondaires : lymphopénie ==> surveiller la NFS toutes les semaines puis tous les 3 mois ; +++
- Toxicité hépatique : surveiller transaminases
- Risque de lymphome après plusieurs années.
- Cyclophosphamide : ENDOXAN I.V.
- Cure intensive : 800 mg/m² en 10 - 14j
- Continuer tous les 3 mois /bolus injecté : 800mg-1g en 1 seule fois
- Schémas thérapeutiques variables
- Indiqué dans les formes progressives : peut stabiliser l’état du malade
- Efficace dans les formes rémittentes
- Effets indésirables :
- Cystite hémorragique ==> apport d’eau+++
- Toxicité hématologique
- Vomissements ==> antiémétique
- Asthénie
- Autres immunosuppresseurs :
- Cyclosporine
- Mitoxantrone : dans les formes graves (toxique++)
- Méthotréxate>
2- Immunomodulateurs INFb
- Agit en activant CD8 ou lymphocytes T suppresseurs.
- Efficace sur fréquence, sévérité et durée des poussées
- Dans les formes rémittentes seulement+++
- 3 produits :
- INFb Ia :
- AVONEX® 30mg/: en IM
- Rebif ® : 22 ou 44mg 3fois/sem. en sous-cutané
- INFb Ib : BETAFERON® n’est pas disponible au Maroc
- C.I. :
- hypersensibilité au produit
- Femme enceinte
- Sd dépressifs graves
- effets indésirables : Réaction cutanée au site d’injection+++
- durée du TT : 2ans
- coût élevé
C- TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE :
- Rééducation : faite systématiquement et régulièrement dès qu’il existe un déficit permanent
- Diminuer la spasticité :
- Traitement des facteurs favorisants : épines irritatives : constipation, escarres ; infections urinaires.
- Respecter la spasticité utile pour la marche.
- TT médicamenteux/V.O.
- baclofène : LIORESAL® effet sédatif ==> doses progressives : 20à80mg/j
- dantrolène : DANTRIUM&® 50à300mg/J
- benzodiazépine : VALIUM® MYOLASTAN®
- TT des troubles sphinctériens (urinaires+++)
- Problème de résidu post-mictionnel ==> risque infectieux
- Apport d’eau suffisant : 1.5-2 l/j
- ECBU et TT des infections
- Troubles rétentionnels : dysurie, rétention d’urine ==> reflux vésico-urétéral ==> surveiller par UIV, écho rénal pendant 3-5ans
- Bilan urodynamique ==> orienter le choix du TT (anticholinergique)
- les autres symptômes
- Fatigue :
- Période de repos
- Effort adapté
- Amantadine MANTADIX 200mg/j
- Douleur :
- Antalgiques simples
- Anti-dépresseurs tricycliques
- Sd cérébelleux + tremblements :
- Propranolol : AVLOCARDYL®
- Carbamazépine
D- LE CHOIX DU TT
- TT
symptomatique :
- Forme rémittentes bénigne :
corticoïdes (bolus de solumedrol)
- ‘’ ‘’ sévère :
INF
- ‘’ ‘’
progressive : corticoTT initiale+ENDOXAN
- Forme progressive : ENDOXAN .Quand
aggravation aigue ; bolus de solumedrol ; bolus
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